mardi 27 mars 2018

L’énigme des « boules de feu vertes »


De décembre 1948 à janvier 1949, une « vague » sans précédent de « boules de feu vertes » célestes fut signalée dans le sud-ouest des Etats-Unis : au-dessus de l’Etat du Nouveau Mexique (NM) et, plus précisément, dans une zone très sensible stratégiquement. Là où se trouvaient justement des installations militaires et des laboratoires secrets  liés au programme de recherche et de développement nucléaire du pays ; ainsi, ces observations ne furent pas prises à la légère de la part du Pentagone.

L’ufologue William L. Moore publia, en 1983, un dossier de 183 pages de documents déclassifiés grâce à la loi sur la liberté de l’information (Freedom of Information and Privacy Acts), marqués soit « SECRET », soit « Confidential », concernant ces boules vertes.

On y trouve une note estampillée « Secret » de l’AFOSI (bureau d’investigations spéciales de l’US Air Force) qui cite 11 témoignages rien que pour le 5 décembre 1948, dont celui de pilotes militaires.

En voici un, selon Ruppelt (1) :

« Ce jour-là, à 21 h 27, un C-47 de transport volait à l’altitude de 5 500 mètres, à 15 km à l’est d’Albuquerque, piloté par le capitaine Goede. Tout à coup, l’équipage aperçut une boule de feu verte qui traversait le ciel sur l’avant de l’appareil. On eût dit un grand météore, n’eût été cette couleur verte et le fait que la trajectoire ne s’inclinait pas vers le sol, comme celle des météores habituels. Cette boule, partie de très bas, des environs des contreforts orientaux des Sandia Mountains, avait monté légèrement puis paru devenir horizontale. D’autre part, elle était trop grande pour un météore, du moins pour un de ceux que l’équipage du C-47 avaient vus jusque-là. Après discussion, les aviateurs décidèrent de signaler leur observation, d’autant plus qu’ils avaient aperçu un objet identique, vingt-deux minutes plus tôt, au nord de Las Vegas, au Nouveau Mexique ». Ils avaient pris initialement cette première lumière verte brillante pour un météore mais elle avait semblé  être beaucoup trop proche du sol. Le Capitaine Goede téléphona à Kirkland pour dire qu’il avait dû dévier l’avion pour éviter la collision. La lumière avec sa queue vert pâle avait amorcé une courbe descendante et disparu en quelques secondes.

Le même soir, 5 civils avaient rapporté entre 19 h 30 et 22 h des boules vertes volantes observées du sol, de Las Vegas à Lucy dans le même Etat. Cette note de l’AFOSI faisait suite à une enquête lancée dès le lendemain par le commandement du 7ème district à Kirkland (base de l’US Air Force située au sud-est d’Albuquerque, Nouveau Mexique) qui finalement recensa une quarantaine d’observations jusqu’au 12 avril 1949.

Un spécialiste, ayant étudié les observations de ce jour-là, mettra pas moins de 8 boules de feu différentes en cause.

J. Clarke (2) y ajoute pour le même soir du 5 décembre « une boule de feu brillante filant vers l’ouest à grande vitesse à l’horizontale » rapportée par un automobiliste voyageant sur la « Highway » 60, près de Bianca, au Colorado.

Tout est dit ou presque sur ce « nouveau phénomène » (3).

Les observations furent tellement régulières ensuite – chaque nuit – que, consécutivement à l’enquête lancée le 6 décembre, deux officiers des renseignements de Kirkland se mirent à croiser juste avant le coucher du soleil au nord d’Albuquerque, le 8 décembre. Et ils rencontrèrent à l’est de Las Vegas un objet mystérieux à 18 h 33 très exactement. Leur rapport parle d’un objet se situant à environ 600 mètres plus haut que l’avion, s’en rapprochant à vitesse élevée sous une inclinaison de 30° à gauche et ressemblant à un feu de Bengale vert, plus grand et à l’éclat plus intense. Sa trajectoire était « plate » parallèle au sol ; elle s’inclina brusquement.

Les états-majors devinrent franchement nerveux quand, le 11 décembre, une boule de feu fut repérée au-dessus du site nucléaire de Hanford (WA) et un autre près de Memphis (TN), non loin de l’usine d’enrichissement d’uranium de Oak Ridge.

La ressemblance des objets inconnus avec des météores avait déjà conduit à consulter le Dr Lincoln La Paz (4), directeur de l’Institut des Météorites à l’Université du Nouveau Mexique, et grand expert en la matière.

Dr Lincoln La Paz (source WEB).

Or, celui-ci observa, le 12 décembre 1948, un brillant « météore » vert à 2 h du matin alors qu’il circulait sur une route près de Bernal, en compagnie de deux patrouilleurs civils de Kirkland : une boule verte grosse comme un quart de la lune, aussi brillante que Vénus en vol horizontal visible pendant deux secondes.

Dessin illustrant un article sur les boules de feu du Sud-ouest publié par The International UFO reporter de septembre 1985.

 Or, depuis 1915 que le Dr La Paz observait des météores (il en avait vu 414 du type de « Geminid »), c’était le premier qu’il voyait de couleur verte ! Les météores « normaux » apparaissent blanc, teintés d’orange ou de rouge.


Météore Leonid photographié par l'astrophotographe Steve Dunn en 1998 (source WEB).
 Le 20 décembre, dans un mémo confidentiel Top Secret, La Paz affirmait que la boule de feu était trop lente (13 à 16 km/seconde contre 50 à 65 pour les astéroïdes), trop basse (13 à 16 km) et trop silencieuse » pour un météore (les météores se consument au dessus de 60 km avec un fort grondement). Sa trajectoire horizontale ne correspondait pas avec celle, courbe, des aérolites. La taille d’un tiers de la lune rapportée par d’autres témoins était aussi trop grosse.

Une opération de « triangulation » indiqua que l’objet avait très certainement survolé Los Alamos, autre endroit très sensible, ce qui attira surtout l’attention !

Des patrouilles furent organisées avec des membres des services de sécurité à l’énergie atomique équipés de « caméras radars » dont une photographia le 18 décembre un météore normal. Le 20, alors que l’on remballait le matériel, une boule de feu apparut qu’on ne put hélas photographier mais qui, elle aussi, semblait se diriger vers Los Alamos !

Le 30 janvier 1949, des centaines de témoins virent passer « un météore vert »  venant du nord-ouest et disparaissant au sud-ouest en direction de Roswell, NM. Kirkland lança une enquête immédiate soulignant que le commandement local était perturbé par les implications du phénomène. La Paz, à partir des données récoltées auprès de dizaines de témoins et malgré une chasse poussée de plusieurs jours jusqu’à Lamesa, Texas, ne trouva ni point d’impact, ni débris (sondage du sol avec des perches en acier !) au point de chute présumé. Le « météoriste » particulièrement perplexe élimina dès lors l’origine naturelle des boules vertes en faveur « de missiles tirés par quelqu’un dans l’atmosphère terrestre » : des missiles radio-contrôlés pouvant être dirigés là par des agents ennemis. Des missiles équipés d’un système d’autodestruction ? Essais secrets ennemis à inscrire dans le contexte de réarmement du bloc communiste ? Mais même dans ce cas, on devait bien trouver quelque débris qui analysés dans un laboratoire permettraient de déterminer leur provenance (terrestre ou extraterrestre ?). 

Huit jours plus tard, une conférence sur les phénomènes aériens eut lieu, le 16 février 1949, dans les locaux du Laboratoire Scientifique de Los Alamos avec des militaires et des scientifiques dont La Paz et des représentants du projet UFO « Grudge » (5) (il y avait là plusieurs témoins des boules de feu vertes, dont La Paz). C’est là que le Dr Joseph Kaplan de l’Université de Californie à Los Angeles, sollicité lui aussi pour une investigation sur le phénomène – elle avait porté sur 46 observations,  assura qu’il n’y avait aucun exercice d’entraînement secret dans cette région (pas d’appareil secret US) ; car le cloisonnement dans les différents secteurs secrets de l’administration US étaient tels qu’on se demanda aussi s’il ne s’agissait pas d’un projet militaire technologique américain ultra secret (6).

A cette occasion, les représentants de « Grudge » ne manifestèrent aucun intérêt pour ce que Kaplan qualifiait le 27 avril « d’un phénomène d’extrême importance pour la défense nationale des Etats Unis ».

Edward Teller (7), présent, indiqua que, selon lui, les  caractéristiques des boules de feu vertes accréditaient l’idée un phénomène « non solide mais plutôt électro-optique » ! La Paz demandait déjà des moyens et des hommes.

Mais l’AFOSI ne parvint pas à les lui fournir (restriction du budget militaire depuis la fin de la guerre oblige). Et ce, malgré une nouvelle offensive des boules de feu vertes survenue en mars 1949 rapportée dans la région de Killeen et du site de stockage d’armes nucléaires de Camp Hood, au Texas, base très très sensible, on s’en doute : des lumières, tout d’abord aperçues de diverses couleurs : blanches, bleues, jaunes, rougeâtres, violettes, qui, en final, tournaient au vert. Les 16 et 18 avril de mystérieux flamboiements (flares) furent rapportés. Plutôt que les responsables de « Grudge », La Paz et Kaplan furent saisis pour chercher des explications. La Paz, dans un briefing de 3 heures en compagnie de Kaplan le 27 avril devant le personnel  du projet des armes spéciales des forces armées à la base Sandia (laboratoire où étaient assemblés les éléments de la bombe atomique, près d’Albuquerque), soumit ses plans de mise en place d’un réseau d’observation visuelle, photographique, spectrographique et radar couvrant les zones de Los Alamos, Sandia, Holoman et White Sands pour y localiser des fragments.  La région de Camp Hood/ base de Killeen fut inclus car, après 15 jours d’inactivité, les « flares » avaient repris dans la nuit du 16 avril. Quatre furent vues une fois en même temps ; en une autre 8 à 10 ! Ce spectacle pyrotechnique n’avait rien à voir avec une pluie de météores.

Le 19 avril 1949, l’AFOSI à Kirkland envoya aux quartiers généraux de l’Air Force la liste de tous les rapports (39) des boules vertes sur lesquelles elle avait enquêté, dont 25 de couleur verte (les autres étaient blanches voire oranges). Elle y dévoilait les 6 caractéristiques du phénomène :
a/ couleur « atypique » : verte, blanc-verdâtre, jaune-vert et bleu-vert ;
b/ trajectoire horizontale avec parfois des écarts mineurs ;
c/ vitesse inférieure à celle d’un météore mais supérieure à tout type d’engins volants connus ;
d/ aucun son associé à l’observation ;
e/ pas de queue persistante ou de nuage de poussière ;
f/période de visibilité une à 5 secondes.

Les boules vertes continuèrent de se montrer dans la région au rythme d’une demi-douzaine environ par mois. Une conférence à Camp Hood, le 4 mai, en présence de personnel de l’espionnage dont le FBI, parla de menace de sabotage : on décida de créer 4 postes d’observation aussitôt opérationnels à quelques miles au sud-est de la base de Killeen, postes de surveillances seulement car on manquait de caméras !

Le 19 mai, le colonel Lumsden, du bureau de l’AFOSI à San Antonio, déclarait que « le phénomène inconnu dans la région de Killeen ne pouvait être attribué à des causes naturelles ». A Washington, au même moment, on déclarait le contraire ! Kaplan penchait pour « un nouveau type d’effet auroral » (aurores boréales), concédant que celui-ci était « difficile à expliquer » aussi loin des régions magnétiques polaires.

Le 24 juillet, une boule de feu verte était observée plongeante près de Soccoro. C’est à cette occasion que des échantillons d’air prélevés dans la région révélèrent la présence de microparticules de cuivre dans la poussière ambiante. Or jamais la plus petite particule de cuivre n’avait été détectée d’origine météoritique et la couleur verte décrite par les témoins évoquait le spectre du cuivre (5200 angströms), cuivre normalement oxydé dès que l’entrée dans l’atmosphère terrestre. Le Professeur Fred L. Whipple, de Harvard, voyait, lui dans la couleur verte, la présence de magnésium incandescent.

Entre juin et août, « de nombreuses boules de feu vertes maintenant apparaissant dans un mouvement descendant presque vertical au-dessus du Nouveau Mexique » furent repérées, particulièrement durant les week-ends !

Le 31 août 1950 une boule verte fut observée après le lancement d’une fusée V-2 de la base de l’Air Force de Holloman AFB, à Alamorgordo, NM.

A la fin de l’été 1949, fut créé le Projet Twinkle (sous-commission du Projet Grudge) ; lancé à Vaughn (NM) là où plusieurs boules vertes avaient été signalées, dont une boule blanche vue exploser sans bruit, le 23 novembre 1949, par un Colonel de l’armée US. Il fut transféré après trois mois à la base Holloman et faute de moyen - seulement un des trois cinéthéodolites (caméras de repérage) demandé fut utilisé -  ne photographia rien du tout et, de la sorte, conclut dans son rapport final de décembre 1951 : « qu’aucune conclusion scientifique n’avait pu être apportée dans cette région qui aurait pu donner lieu à un tel phénomène » (les boules de feu vertes). Et ce, bien que, le 23 août 1950, le personnel opérant dans le cadre du projet ait repéré « 8 à 10 objets du phénomène aérien » (sic). Des rumeurs coururent d’un prolongement du projet avec un champ plus large.

Le Capitaine Ruppelt tomba sur cette affaire en 1951 quand il fut nommé à la tête du Project Blue Book. Et il s’en passionna au point de retourner sur place.


Illustration du chapitre de Ruppelt reproduit texto in
FATE, juin 1957.
Lors d’un repas à Los Alamos, il mit le sujet sur le tapis et un pilote lui décrivit le phénomène comme une balle de tennis recouverte de peinture fluorescente lancée par quelqu’un situé à 30 mètres. Comme hypothèse ce jour-là, fut envisagée « une sorte d’engins d’essai, projetés dans notre atmosphère par un « vaisseau-mère » planant à plusieurs centaines de kilomètres au-dessus de la Terre. En clair : des essais menés de l’espace par des extraterrestres identiques à ceux qu’on aurait nous-mêmes programmés pour tester l’échauffement aérodynamique avant de se poser sur une planète étrangère lors d’une opération de débarquement !

Tous les savants parlaient d’une chose « terrifiante », « aussi grosse que la Lune » d’où le dessin reproduit par Life, dans un article paru le 7 avril 1952.


Le dessin de Life (1952).
A l’automne 1951, en 13 jours, 9 boules de feu vertes furent observées dans 5 Etats du sud-ouest américain. Le Dr Lapaz déclara dans Time du 19 novembre qu’une chute de 9 météorites brillantes par an dans une région comparable devait être considéré comme exceptionnelle. Le 2 novembre, 165 rapports écrits furent collectés concernant une « boule de feu verte » géante. Elle fut décrite comme ayant la couleur d’un tube néon vert par trois étudiants de l’Université de New Mexico. Jusqu’à fin 1951, l’observation des boules vertes se limita au sud-ouest des Etats-Unis ; aucune ne fut vue ailleurs.

En 1952, lors de la plus grande vague d’ovnis enregistrée en Amérique (plus de 1000 observations dans l’année), le nombre des « boules vertes » surpassa celui de 1948. Ensuite, leur nombre diminua considérablement. Le 18 septembre 1954, une énorme boule de feu verte passa lentement au-dessus du Colorado et du Nouveau Mexique. Une autre fut aperçue le 19 juillet 1956 à Arkansas City, AR : la tête de l’objet fut décrite comme étant de couleur verte ou bleu-vert. Durant la vague d’ovni de 1957, il y en eu encore  mêlées aux « ufos » d’autres couleurs ; en mars 1958, une boule feu à queue verte vu repérée au dessus de Oakland, Californie. En 1963, il y eut encore un regain d’observations… Plus récemment, j’ai relevé des lumières vertes au-dessus de Mansfield (Ohio) en 1988, d’autres dans le ciel du Kentucky, en 1992, mais certainement beaucoup m’ont échappé.

Côté interprétation, les documents secrets témoignent que La Paz, dès le début, douta de l’hypothèse « météores » ; du moins ceux traditionnels car il envisagea qu’ils pourraient être des rencontres avec de l’antimatière : notre système solaire aurait-il atteint un coin nouveau de l’univers contenant du matériau « contraterrene » (de l’antimatière) qui au contact de l’air aurait produit ces boules vertes de lumière d’un genre nouveau ? Il réfuta l’idée des « météorides » type « Bielid », apparus en 1905 et avancée par des collègues : «  ces boules d’aujourd’hui, affirmait-il, ne ressemblent à aucun « Bielid » vu auparavant. « Les prendre pour des Bielid c’est comme surveiller un tir d’obus éclairant verts de 240 mm durant un bombardement de balles de fusils rouges ».
La tentative d’assimiler les boules de feu vertes à la foudre en boule fit long feu, si j’ose dire, du fait de la longue durée de l’observation et de l’absence d’orage concomitant.

Une ultime tentative d’explication des boules de feu vertes vint en 1959 quand Donald H. Robey, de la General Dynamics Corporation, lança l’hypothèse des « cométoïdes » : des objets dans un état physique se situant entre les « météorides » et les comètes. Faits de roches et de glace, ils pourraient, en étant attirés par la Terre depuis une zone d’accumulation près de Jupiter, après désintégration gravitationnelle, survivre à l’entrée dans l’atmosphère terrestre et, par surchauffe, expulser de l’azote, ce qui produirait une lueur brillante verte et ainsi donnerait un phénomènes pouvant être confondu avec des ovnis de formes sphérique, discoïdale ou cylindrique… Inutile de dire que la preuve de l’existence de ces « cométoïdes » déguisés en ovnis n’a jamais été apportée …

La thèse météore/comète était de toute façon difficile à appliquer au comportement « curieux » des boules de feu vertes vis-à-vis des sites stratégiques US ; mais qu’à cela ne tienne : si tant de boules de feu avaient été vues au-dessus des installations du Nouveau Mexique, c’était selon le Dr Kaplan : « à cause de l’extraordinaire visibilité dans la région et du fait qu’un grand nombre de gens - plus qu’avant - regardaient le ciel ; notamment les gardes de sécurité de plus en plus nombreux « dont c’est le métier et le devoir de se promener dehors la nuit » (sic).

Non élucidée, l’énigme des boules de feu vertes se dilua donc dans le phénomène ovni sachant que la couleur dominante des « lumières nocturnes » n’est pas verte mais jaune (Hynek, 1972).

Notes
1/ Edward J. Ruppelt (1922-1960), « capitaine », dans son livre : « The Report on Unidentified Flying Objects, 1956, consacre un chapitre entier à ces « boules de feu » volantes. Traduction française par R. Jouan, parue en 1958 aux Editions France-Empire, sous le titre « Face aux soucoupes volantes ». Directeur du « Project Blue Book » de 1951 à 1953, Ruppelt fut relevé de ses fonctions par l’armée pour l’avoir accusée d’avoir « étouffé » les événements de 1952 (notamment une vague de boules de feu vertes).
2/ Jerome Clark, in The UFO Encyclopedia, Omnigraphics, Inc., Detroit, MI, 1998.
3/ Les « boules de feu vertes » venaient après :
Ø     les « soucoupes volantes » de K. Arnold (1947),
Ø     le « crash » de Roswell (1947), là aussi au Nouveau Mexique,
Ø     le cigare observé avec hublots, dans la nuit du 23 au 24 juillet 1948, par deux pilotes d’un DC3 des Eastern Airlines, lancé sur une trajectoire de collision et qui évite l’accident en amorçant lui-même une manœuvre en montant en chandelle,
Ø     la boule lumineuse observée en octobre 1948 au-dessus de la base de Fargo dans le Dakota du Nord, dite « contrôlée intelligemment » quand un pilote a voulu la poursuivre en avion et que l’ATIC assimila à un ballon météo !
4/ Le Dr Lincoln La Paz (1897-1985), mathématicien et astronome à l’Université de New Mexico, fut aussi impliqué dans l’enquête sur Roswell en 1947.
5/ A noter que les représentant officiels du projet UFO étaient là en curieux et non en tant que participants, car le phénomène « boules de feu vertes » ne parlant pas de « disques volants », le projet UFO n’avait pas de raison de s’y intéresser ! Authentique et symptomatique d’un singulier fonctionnement de l’administration américaine ! C’est le 11 février 1949 (5 jours plus tôt) que le Projet « Sign » (signe) qui avait fait suite à l’éphémère Project « Saucer » (soucoupe) était devenu le Projet « Grudge » (rancune) !
6/ Un programme de l’Air Materiel Command était celui d’un avion à propulsion atomique lequel fut interrompu en 1961 sans qu’un prototype ne soit construit.
7/ E. Teller (1908-2003), physicien nucléaire, connu comme le « père » de la bombe à hydrogène.

Publié raccourci dans Dimanche Saône & Loire du 20 janvier 2008 et in extenso dans Le Monde de l’Inconnu, n°328, février-mars 2008.
 













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