lundi 10 février 2025

 



CRASH D’OVNI EN 1948

 

Sensation le 13 septembre dernier au congrès ufologique de Cincinnati. L’ufologue américain Dennis Pilichis, du réseau d’information sur les OVNI de Rome, Ohio, y a produit deux documents photographiques étonnants censés représenter un extra-terrestre écrasé au sol dans son engin volant...

Etait-ce enfin la preuve tant attendue de la réalité des OVNI ?

Nous sommes en relation amicale avec Dennis Pilichis depuis de nombreuses années et il vient de nous faire parvenir ses deux clichés (voir ci-dessous). Comme ceux-ci n’ont pas, à notre connaissance, été présentés au public français, nous nous devions combler cette lacune en permettant leur vaste diffusion. C’est chose faite avec les deux reproductions illustrant ce bref article.

Mais le caractère extraordinaire de ces documents - le terme de « bombe ufologique à retardement » a été utilisé - ne doit pas nous faire oublier qu’avant de les considérer comme une preuve irréfutable de la présence d’extra-terrestres dans notre banlieue atmosphérique, on doit avoir épuisé toutes les interprétations qui ravaleraient ces photos à quelque image beaucoup plus prosaïque, témoignage d’essais certes secrets mais bassement terrestres de l’armée américaine.

C’est pourquoi, après avoir exposé les circonstances du « crash » en les faisant suivre de la description du corps de 1’« extra-terrestre » telle que donnée par les ufologues américains, nous verrons qu’une autre explication beaucoup moins stupéfiante mais très intéressante, est parfaitement plausible sinon complètement incontestable.

Par cette démarche, nous obéissons à ce souci d’objectivité qui nous anime depuis la parution de notre livre : « La Face Cachée du Ciel » (1), à savoir laisser aux différentes parties l’opportunité de présenter leur thèse. C’est ensuite au lecteur de se déterminer soit dans un camp soit dans l’autre. Nous aurons toujours plaisir d’ailleurs à nous voir communiquer des opinions quelles qu’elles soient.

 

Les circonstances du crash

C’est le 7 juillet 1948 qu’un étrange objet aérien vint à s’écraser à 14 h 29, heure locale, au Mexique approximativement à 45 kms au sud de Laredo, Texas. Soit disant repéré à 13 h 22 par les radars au dessus de l’Etat de Washington, il aurait parcouru 4000 kilomètres en moins d’une heure !

Aussitôt l’armée mexicaine et l’US Air Force se rendirent sur les lieux mais le premier avion américain, un L-19 Bird Dog - ne parvint à repérer l’épave qu’à 2 h 15, le 8 juillet. L’engin accidenté fumait encore douze heures après sa chute et il se trouvait dans une vallée plutôt aride entourée de collines plus verdoyantes.

Comme le reconnaît Dennis Pilichis, l’objet en lui-même n’avait rien d’extra-terrestre et le feu avait fait disparaître toute trace des matières combustibles : caoutchouc, verre, plastique et bois.

Les structures étaient apparemment constituées de deux espèces de métal ; le plus abondant ne put être entamé au chalumeau oxyacétylénique, tandis que le second se laissa couper sans difficulté. Un métallurgiste qui alla sur place le jour même révéla que le métal résistant « semblait avoir une constitution cristalline en nid d’abeille comme il n’en existe pas sur la Terre et était un alliage contenant de la silice, ce qui lui conférait sûrement cette fantastique dureté ».

L’enveloppe extérieure du « vaisseau » avait été manifestement soufflée par une explosion et on en retrouva aux alentours des fragments en lamelles très rigides. Les militaires recueillirent soigneusement quelques uns de ces éclats.

D’après ce qu’il en restait, l’engin devait avoir initialement une « forme circulaire » (sic) d’environ « 27 mètres de diamètre » (resic) et 8 mètres de haut ! « Il paraissait y avoir eu avant l’accident 5 à 6 niveaux dans l’axe centré de l’habitacle et aucun système de propulsion n’était visible dans les débris ».

 

Les détails du corps

Le corps d’une créature était encore emprisonné dans les structures fumantes. Il était tel que représenté sur le cliché n°1.

Long de 1 m 37, sa tête était relativement plus grosse qu’une tête humaine par rapport au corps. Les yeux avaient été détruits par le feu mais les orbites étaient anormalement grandes pour un humain et elles étaient disposées « comme pour permettre une vision à 180° ».

Aucune trace d’oreille ni de nez, mais il y avait des ouvertures là où « ces organes auraient dû se trouver chez une créature humaine ». Pas de lèvres non plus et la bouche était une simple fente sans dents ni langue. Les membres inférieurs de la créature avaient des proportions « normales » ; quant aux bras, ils étaient « trop longs » et les mains avaient 4 doigts ressemblant à des griffes mais sans pouce apparent. Bras et jambes étaient reliés au tronc « à peu près à la même place que pour un humain ». Aucun organe de reproduction n’était apparent. Les médecins de l’armée qui arrivèrent le matin du 8 juillet notèrent que les extrémités des membres étaient dépourvues de muscles et que les tissus ayant résisté au feu étaient de couleur grise et de consistance extrêmement douce, « comme un sein de femme » (sic). Voir cliché 2 ci-dessous.

Rien n’indiquait que la créature ait pu avoir la tête poilue avant l’accident bien que le reste du corps fût recouvert d’un pelage (2) et le fluide qui fut trouvé dans les veines apparentes était « incolore avec un léger reflet vert et une forte odeur sulfureuse ».

Plus de 500 photos furent réalisées par les envoyés de l’armée. A 13 h le corps fut chargé dans un hélicoptère C 47 avec probablement comme destination la base militaire de White Sands au Nouveau Mexique. Les restes de l’engin démantelé furent disposés sur des camions qui prirent la direction de Laredo.

Pendant plus de 30 ans, les clichés furent donc gardés secrets jusqu’au jour où un photographe de la Navy, qui avait participé à la récupération du corps, « se sente suffisamment en droit d’ébruiter l’affaire en envoyant les deux documents photos à la communauté ufologique ». Du moins est-ce bien les termes employés par Pilichis pour expliquer cette tardive révélation.

 

L’expertise du GSW

Le 10 août 1980, les deux négatifs furent soumis au Ground Saucer Watch (un organisme chargé d’authentifier les preuves matérielles accréditant l’existence des OVNIs). Les résultats de cette expertise, faite par diverses techniques utilisant notamment l’ordinateur pour les agrandissements, sont résumés en 9 points essentiels :

         1) les 2 négatifs sont bien d’époque, c’est à dire qu’ils ont au moins 30 ans ;

2) c’est bien une créature très gravement brûlée et mutilée qui figure sur ces documents ;

         3) la défiguration du corps et les signes de rigidité cadavérique sont parfaitement          compatibles avec le temps qui est supposé s’être écoulé après la mort (12 h) ;

         4) la taille de la créature est de 863 mm ;

         5) ses dimensions apparentes font penser à un singe de laboratoire ;

6) un examen minutieux des débris de l’épave révèle des formes géométriques terrestres communes et montre des caractéristiques d’objets manufacturés (dans le sens de façonnés par des mains humaines) ;

         7) les doigts de la créature ont des ongles ;

8) le crâne semble avoir été simplement brûlé pendant une courte durée (comme par un flash), tandis que le torse a été manifestement défoncé par la chute ;

         9) il n’y a aucun indice de truquage ou de manipulation délibérée du film.

 

         La conclusion et les spéculations du GSW ne militent guère malheureusement en faveur de l’hypothèse extra-terrestre.

 

Un singe expérimental

Le GSW est pleinement convaincu qu’il s’agit d’une fausse interprétation d’un singe commun de laboratoire (type Rhésus ou orang-outan) qui a été vilainement brûlé et partiellement démembré. Pourtant si tel est le cas et si les circonstances de l’accident sont exactes, cela a de graves « implications ». En effet, il ne fait aucun doute alors que le gouvernement US testait en 1948 illégalement quelques fusées au dessus de régions relativement populeuses. Et ça pour les Américains, c’est intolérable! Plus dirions-nous même qu’un survol du territoire par des petits hommes poilus à grosse tête... L’indignation du GSW vis à vis l’US Army était telle qu’il l’accusait purement et simplement d’avoir lancé le thèse extraterrestre délibérément pour « couvrir ses sinistres activités ».

Cela accréditait en effet la rumeur qu’entre 1945 et 1948, il y aurait 5 à 6 autres « crash » identiques ou des singes auraient trouvé la mort. Comme selon toute évidence à cette époque, les USA n’avaient pas encore leurs propres fusées, ce serait donc à bord d’une fusée allemande V2, capturée pendant la guerre qu’aurait été embarqué le cobaye simien.

Après enquête, il a été trouvé que des essais de lancement de singes à partir de fusées ont bien eu lieu en 1948 sous l’appellation de projet Hermès. Selon le Dr Gregory Kennedy, du musée américain de l’air et de l’espace qui se situe à l’institution Smithsonian à Washington, 4 lancements de V2 habitées par des singes vivants ont été tentés et ce entre juin 1948 et juin 1949. Mais il certifie que les animaux utilisés étaient tous des singes rhésus de 65 cm maximum d’envergure.

Le GSW a même produit une mauvaise photo d’Albert 1er (singe rhésus), premier singe qui aurait été embarqué dans une fusée V2 pour étudier les effets de l’apesanteur et des grandes accélérations. Les animaux étaient, dit-on, anesthésiés et Albert 1er lancé le 11 juin 1948 mourut, semble-t-il, avant même le lancement.

 

Photo du Wright Aero Medical Laboratory

 Le point de vue des ufologues

Les ufologues, pour leur part, réfutent les arguments qui veulent assimiler leur extra-terrestre à quelque vulgaire « simiforme ». Du moins avancent-ils des détails mineurs qui restent obscurs dans cette curieuse histoire.

Tout d’abord, ils arguent que les singes rhésus ont une queue. Or la créature photographiée n’en présente aucune trace.

D’autre part, ces animaux cobayes étaient embarqués dans une capsule de 75 cm de diamètre et 1 m 50 de haut. Rien à voir donc avec les dimensions annoncées par les ufologues et dont on cherche vainement des détails pour en asseoir les fondements. Comment ont-ils arrêté les dimensions gigantesques de leur vaisseau ?

De plus, la portée maximum théorique d’une V2 était de 400 km. C’est connu. Or il y a plus de 1600 km entre la base de White Sands où, probablement, elles ont été lancées et le lieu du crash du 7 juillet 1948.

Quant aux formes géométriques bien « terrestres » des structures, les ufologues rétorquent que rien ne s’oppose à ce que les mêmes lois géométriques s’appliquent dans tout l’univers. Et de surcroît, s’il s’agit vraiment d’un extra-terrestre écrasé au sol dans sa soucoupe, on doit s’attendre à ce qu’il ressemble aux créatures qui ont été prétendument observées de par le monde par les guetteurs d’OVNIs. Et « un humanoïde ressemble beaucoup plus à un singe qu’à un éléphant ».

Gageons que les ufologues s’accrocheront longtemps à ces minces arguments. Ils sont rodés à cet exercice en l’occurrence et par une sorte de masochisme trouvent raison à leur obstination dans la « coalition » officielle et scientifique qui leur oppose le bon sens et l’esprit critique. Ils n’auront, c’est vrai, aucune peine à alimenter leurs fantasmes par d’autres révélations toutes plus stupéfiantes les unes que les autres. N’a-t-on pas longuement parlé à Cincinnati de ces corps d’extra-terrestres qui seraient conservés intacts dans l’azote liquide à la base de l’Air Force de Wright Patterson ? La folie ufologique a encore de belles années devant elle. Faut-il le déplorer quand nombre de déviations beaucoup plus dangereuses menacent l’esprit de nos contemporains ?

 

1) Michel Granger, La Face Cachée du Ciel, Albin Michel, 1979

2) Ceci est très visible sur le cliché n°2.

 

Chalon sur Saône, 13 avril 1981.

 

Ce texte est celui de base soumis à la revue mensuelle LA RECHERCHE en avril 1981 et qui, rapidement acceptée le 24 avril, parut quelque peu raccourcie (à la main !) dans le numéro 124 de juillet-août 1981 avec une seule photo (la première) sous le titre : « Un extra-terrestre bien particulier ».

                                                     Lettre d’acceptation de l’article.

Corrections manuelles


RESULTAT 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

RESULTAT :























samedi 22 juin 2024

 

La paraufologie ou la mort des petits hommes verts

 

 

Il y a quelques années encore, croire aux soucoupes volantes c’était admettre implicitement l’existence d’une vie comparable à la nôtre sur une planète du système solaire autre que la Terre. Les disques évanescents et gambadeurs qui hantent notre ciel n’étaient autres que des super « LM » martiens ou vénusiens séparés d’un module de commande invisible, demeuré en orbite, et qui venaient en quête de quelque mystérieux prélèvement aux fins d’une secrète analyse.

 Les temps ont bien changé - il y a de moins en moins de « soucoupophiles » qui persistent à se référer aux récits farfelus des vieilles gloires de l’ufologie classique tels le Major Donald Keyhoe et le fieffé truqueur George Adamski - et aujourd’hui il suffit d’écouter quelques minutes un de ces prétendus spécialistes qui font commerce en public de leurs propres élucubrations sur la question des objets non identifiés pour se rendre compte que la conception traditionnelle du phénomène soucoupe est aussi périmée que la théorie de l’emboîtement des germes en biologie.

 La mode présentement est à ceux qui tentent de rattacher l’énigme des ovnis aux manifestations parapsychiques. Les expériences ufologiques seraient ainsi non pas de nature physique mais de caractère purement psychique. C’en est fini alors définitivement de ces sympathiques petits hommes verts qui folâtraient dans nos campagnes à la nuit tombante.

 Qu’est-ce qui a bien pu pousser les ufologues à tourner casaque et à se réfugier sous la fragile égide de la parapsychologie ? Certes, les savants ont proclamé bien haut - trop haut même par certains côtés (1) que la vie était absente sur la Lune et sur Mars, mais ce sont des motifs plus directs qui sont responsables de cette véritable mutation ufologique. Pour nous en convaincre, nous allons puiser dans la saga des rapports d’observations quelques cas tout à fait typiques de ces nouvelles spéculations.

 Comme nous le rapportions dernièrement dans notre livre « L’Héritage des extra­terrestres », paru en 1977 chez Albin Michel, voici quelques années, un soir, les habitants du quartier Norris Green de Liverpool se virent brusquement privés de télévision. Après enquête, on découvrit que cette panne était due à l’atterrissage d’une soucoupe. L’engin stationna environ vingt minutes. C’est précisément pendant ce laps de temps qu’un certain nombre d’événements stupéfiants survinrent dans plusieurs appartements du quartier. Ils touchaient tous à la matérialisation de créatures de l’espace. Des formes surgirent du néant et disparurent dans la pure tradition des séances d’ectoplasmie, mais les silhouettes campaient des extra-terrestres ! Une jeune fille affirma qu’une forme s’était manifestée à elle sous les traits d’un voyageur spatial. « Il ne semblait pas être en communication télépathique avec elle,

mais elle ressentit, en sa présence, d’étranges vibrations ».

 Pour expliquer ces apparitions, on eut recours à la théorie de la « réalité alternée » dont il existe deux tendances. La première suppose des êtres appartenant à un continuum espace-temps différent du nôtre qui posséderaient la capacité mentale et technologique de s’insérer à volonté dans notre propre réalité et d’en sortir de la même manière. Les soucoupes ne seraient que leurs appareils de transfert.

 Cette interprétation plait beaucoup aux ufologues nouvelle vague mais elle n’est qu’une version « réchauffée » des « écrits automatiques » de l’Américain, le docteur John Ballou Newbrough, qui furent publiés en 1881 sous le titre de OAHSPE. A l’époque, ils stipulaient que l’Ether de l’espace renfermait des esprits de technologie supérieure, lesquels pouvaient retourner sur la Terre, non seulement sous la forme de fantômes vaporeux, mais aussi en prenant l’aspect de corps pleinement matérialisés. Rien de nouveau sous le Soleil !

 L’autre version de la « réalité alternée » prétend que les créatures extra-ter­restres ne peuvent se matérialiser dans le monde physique, mais font naître les expériences ufologiques soit en inculquant des idées, des rêves, des visions dans l’âme des humains, soit en projetant des psychodrames en des lieux privilégiés. On touche là de près à la célèbre hypothèse du psychologue Carl Jung ; rappelons qu’il voyait dans le phénomène ovni « une dramatisation psychique de la crise spirituelle grandissante de l’homme moderne ». Réactualisée vingt ans après sa naissance, cette hypothèse devient que « les projections psychiques archétypiques peuvent être transformées en réalités passagères et quasi physiques par interaction avec un champ psi caché qui aurait le pouvoir de s’introduire dans l’environnement terrestre ».

 Selon l’écrivain Peter Kor auquel nous avons emprunté la citation ci-dessus, cette tentative d’explication n’est qu’un moyen évident de tourner la question fondamentale de la nature des soucoupes volantes. Pourtant de nombreux « contactés » de notre époque ressemblent plus à des illuminés mentaux qu’à de véritables témoins de faits réels et tangibles.

 Pour illustrer ce dernier point, référons nous à un être tout à fait exceptionnel, le psychique vedette Ray Stanford, frère jumeau du docteur Rex G Stanford, ancien président de la Parapsychological Association. Ray est., quant à lui, à la tête de l’association pour la compréhension de l’Homme et, ce qui ne gâte rien, un excel­lent médium. Ses talents touchent à la fois le dépistage des maladies par examen de l’aura, les rêves psychiques sources d’informations archéologiques précises, la télépathie expérimentale, les visions prémonitoires et aussi le contact avec des entités extra-terrestres. A ce propos, ce « contacté mental » s’exprimait en ces ter­mes, dans une interview accordée à la revue Psychic :

 « Depuis 1957, date à laquelle j’ai commencé à me mettre en état de semi-cons­cience, un certain nombre d’entités se sont exprimées par mon entremise. Ces créa­tures se nommaient elles-mêmes « Frères ».

 « En avril 1961, le 13 plus exactement, un de ces « Frères » s’est matérialisé physiquement, dans une pièce abondamment éclairée, au domicile de John et Gareth McCoy, à Austin. En plus des McCoy, nous fûmes cinq à être les témoins de ce prodige. Nous ne faisions rien de spécial pour que cela se produise; soudain, « il » fut là spontanément. Cet être était haut de plus de deux mètres. Il rayonnait littéralement, même sa robe dégageait une lumière bleue. Sa tête était prise dans un casque d’apparence métallique. Pendant qu’il était présent dans la pièce, une boule lumineuse de quarante centimètres de diamètre planait près du plafond, diffusant elle aussi une lueur blanchâtre.

 « En 1958, à Phoenix, un autre de ces « Frères » s’était objectivé en pleine lumière devant quatorze personnes. Celui-ci mesurait environ un mètre quatre-vingts, portait une robe blanche et de longs cheveux blonds séparés par une raie centrale. Sa robe flottait dans le vent et nous étions tous émerveillés par sa beauté. Au bout d’un moment, une boule dorée sortit en tournoyant de son plexus solaire. La lumière devint plus intense et son corps sembla se transformer en or pur tandis qu’il se diluait en vapeur vermeille, laquelle se ramassait en une boule de cinquante centimètres de diamètre. Nous nous approchâmes pour toucher ce globe luminescent : c’était comme un brouillard couleur d’or » (2).

 Plus avant dans l’interview, le journaliste demanda à Stanford s’il avait vu des ovnis.

 « Entre 1954 et 1959, répondit-il, plusieurs fois je fus le siège de sensations psychiques qui m’annonçaient la venue d’ufos. Cela se produisit notamment le 21 octobre 1956 et, en compagnie de trois amis, j’assistai à la descente d’un ufo qui se posa à 50 mètres de nous. C’était une sphère aplatie d’environ 12 mètres de diamètre. Elle rayonnait de la lumière bleue. Quand elle était passée au dessus de nos têtes, nous nous étions senti littéralement paralysés sans pourtant que nos fonctions vitales ne cessent de fonctionner de façon autonome. Un champ électrique en vibration nous pénétrait jusqu’à la moelle épinière. C’était réellement surnaturel.

-« Avez-vous pu obtenir des preuves matérielles de ces visites d’ufos ?

 « Oui, j’ai réalisé des films. Le 22 juillet 1959, j’étais avec un ami quand une voix s’interposa dans notre esprit : « Avez-vous une caméra de prête ? Nous allons vous donner la chance de fixer sur la pellicule un engin extra-terrestre dans le ciel de Corpus Christi avant huit jours ». Le 28 juillet, en effet, quatre formes tubulaires apparurent dans le ciel. Les films furent envoyés à un représentant de l’Air Force et, à ce que je sais, le cas fut classé parmi les cas « non identifiés ».

 -« Avez-vous vu une des créatures qui pilotent ces ufos ?

 « Non, on ne m’a jamais permis de les visiter. Mais je crois que quelques-uns des êtres avec lesquels je suis en contact viennent en ufo. Peut-être ont-ils utilisé leurs pouvoirs psychiques pour me choisir en tant qu’humain sur lequel ils peuvent faire des expériences » ?

 Au siège de l’association qu’il dirige, Ray Stanford possède environ 3000 communications qui lui ont ainsi été transmises et qu’il a enregistrées sur bande magnétique. Les plus importantes ont été transcrites dans un livre intitulé  « Speak, Shining Stranger » édité en 1975 au Texas. Un monument qui rappelle par bien des côtés la fameuse « Cosmogonie d’Urantia ».

 En conclusion, nous citerons encore Peter Kor : « Le mystère des soucoupes vo­lantes a cessé d’être un tout en soi pour devenir la projection des vues de ceux qui les rencontrent et qui les chassent ». Ceci dit avec un zeste d’amertume, faut-il s’en réjouir ou bien le déplorer ?

 L’ufologie a radicalement tourné le dos au matérialisme scientifique des années 50 pour s’engager résolument sur les chemins de la télesthésie métaphysique. En cela a-t-elle fait un pas vers la vérité ?

 Références :

1) Voir notre livre à paraître sur les dessous de l’astronautique et qui aura pour titre : « La Face Cachée du Ciel » .

2) cité dans « L’Héritage des extra-terrestres », Michel Granger, Collection Les Che­mins de l’Impossible, Albin Michel, 1977.

 

 Publié dans LA REVUE DES SOUCOUPES VOLANTES, n°4 mars 1978.

 

 

mercredi 19 juin 2024

 

Quel avenir nous promettent les « Frankenstein » de la génétique ?

 

 

« L’aube d’un grand jour se lève : celui où l’espèce humaine va prendre en main son destin biologique par le biais de la science de la Vie ». Cette phrase extraite de la jaquette de notre livre « Des sous-dieux au Surhomme » est tellement lourde de conséquence que certaines voix autorisées ont crié à l’apprenti sorcier !

 

Des savants officiels, sous le couvert de recherches eugéniques c’est à dire vouées à l’amélioration des qualités de la race humaine, mettent en danger ladite espèce tant sont encore mal maîtrisées les techniques qu’elles mettent en œuvre. Et les conséquences de leurs travaux, si par malheur ils en perdaient le contrôle, feraient peser sur l’humanité des dangers disproportionnés à celui qu’on se complaît à brandir bien haut à grand renfort de publicité, à savoir le péril nucléaire.

 

Ces expérimentations maudites touchent à la recherche sur l’A.D.N. (acide désoxyribonucléique, composant exclusif du gène lui-même constituant du chromosome et ainsi « substratum chimique » de l’hérédité) et se rangent hypocritement sous la dénomination anodine d’« ingéniérie génétique ». Anodine... pas pour tout le monde. Le biologiste Jonathan King du MIT (Massachussets Institute of Technology) n’a-t-il pas déclaré que « l’ingéniérie génétique est une forme pernicieuse d’intervention sur un processus qui perdure depuis des millions d’années: l’évolution » ?

 

Et d’ajouter : « Nous prenons de risque de créer une pollution biologique qui se reproduira d’elle-même. C’est différent de toute autre pollution que nous connaissons et beaucoup plus dangereux. Une nappe de pétrole, nous pouvons la récupérer. Mais avec la pollution biologique, le temps que nous nous apercevions de notre erreur et il sera trop tard. Aucune équipe de scientifiques qui travaille dans ce domaine n’a nié que c’était dangereux... et c’est ça qui m’inquiète... »

 

Certains laboratoires de recherches médicales sont-ils ainsi en train de mener des expériences dont ils ne sont pas à même de contrôler le déroulement si bien que cela peut conduire à une foudroyante épidémie ? Voyons ensemble quelles manipulations sont visées. La technique inventée par le prix Nobel George Wald et qui consiste à introduire des gènes étrangers dans des bactéries naturelles a, en effet, ouvert la voie à la fabrication de nouvelles formes de vie artificielles dont, bien entendu, les effets ne peuvent être prévus à l’avance. D’où la possibilité d’engendrer des germes « inédits » capables de proliférer d’eux-mêmes et -pourquoi pas ?- de s’échapper du laboratoire par l’entremise par exemple d’un technicien infecté et de déclencher, de cette façon, une épidémie inéluctable. Les Américains sont particulièrement sensibles à de tels arguments depuis qu’en 1977, 29 personnes ont été les victimes d’un mal mystérieux qu’ils ont surnommé « la maladie des légionnaires ». Le microbe responsable a récemment été identifié mais c’était la première fois qu’on le rencontrait.

 

Par deux fois déjà, des savants ont été amenés à tuer le « monstre » qu’ils avaient fabriqué. Ce fut tout d’abord le Docteur Chakrabarty qui, en 1975, réussit à inculquer à une bactérie Escherichia coli (elle vit, par millions, dans l’estomac humain et aide à la digestion) la faculté de synthétiser l’enzyme cellulase. Par là même, le microorganisme « modifié » avait acquis la vertu de digérer la protéine structurelle des végétaux : la cellulose. Il s’apprêtait à y incorporer, en plus, le pouvoir de transformer la cellulose en méthane (ces recherches étaient financées par le laboratoire de la General Electric à Schenectady, Etat de New York) quand il fut pris d’appréhension à l’idée qu’au cas où ce « monstre » serait libéré accidentellement dans la nature, il pourrait s’ensuivre que des populations entières infectées périraient, victimes de diarrhées incoercibles. Imaginez que vous ingurgitiez une laitue et qu’elle soit transformée en gaz domestique dans votre estomac !

 

L’autre incident concerne directement la « chirurgie génétique », c’est à dire le croisement (si l’on peut dire) de virus différents. En 1971, le Docteur Lewis du NIH (National Institute of Health) parvint à obtenir une chimère (fruit d’une reproduction entre espèces) à partir d’adénovirus, virus commun du rhume et du virus SV 40 responsable de tumeurs chez le singe mais pas chez l’homme. Rien ne pouvait alors prouver, à priori, que cette recombinaison de DNA n’avait pas rendu l’adénovirus actif vis à vis de l’homme, d’où l’apparition d’un nouveau type de cancer. Le Docteur Lewis, conscient de ce risque, refusa de livrer des souches de son virus hybride à ces collègues, ce qui provoqua à l’époque un véritable tollé en tant que violation du principe de libre-échange des données scientifiques en vigueur au NIH. Mais l’alerte était donnée et le processus d’embargo enclenché. Ce dernier devait être proclamé en 1975, date à laquelle un moratoire fut voté par 140 chercheurs réunis à Asilomar au sud de San Francisco.

 

Depuis, des passe-droits ont été délivrés et les expériences « à haut risque » autorisées. Il est caractéristique de noter que, parmi les laboratoires ayant bénéficié de cette permission, figurent une forte proportion de centres privés tels que les laboratoires Abbott au nord de Chicago, ceux d’Hoffman-Laroche de Nutley, New Jersey, ceux d’Eli Lilly d’Indianapolis, ceux de Miles de Elkhart et ceux de Merck et Pfizer à Rahway et Groton. Fait-on moins confiance aux organismes publics ou plutôt n’ont-ils pas les moyens pour mettre en œuvre les équipements qui sont garants d’une protection absolue ?

 

Mais ces louvoiements, qui se passent au niveau de l’élite des scientifiques, n’ont pas fait taire les prophètes de malheur, tout au contraire. L’ingénierie génétique compte notamment un véhément adversaire en la personne du maire de Cambrid­ge, Massachussetts, berceau même du MIT. Ce sexagénaire truculent, grand père vingt deux fois, n’entend pas qu’on mette impunément en danger la communauté qui l’a élu. « Je ne veux pas que mes enfants soient les victimes de quelque Frankenstein échappé d’une éprouvette. En vérité, personne parmi les scientifiques ne peut prévoir les résultats ni les effets qu’auront ces expériences dans 10 à 20 ans. Dieu seul sait ce qui va sortir de ces laboratoires. Cela peut aussi bien être une maladie incurable qu’un monstre. C’est la réponse au rêve de Frankenstein ».

 

Velluci demande à corps et à cris l’établissement d’un nouveau moratoire sur ces essais de création de nouvelles formes de vie. Une partie de la communauté de Harvard (université qui abrite le MIT) le soutient dans sa lutte mais d’autres savants ne sont pas d’accord.

 

Paul Berg de Stanford, qui fut à l’origine de la réunion au sommet de Asilo­mar, semble se satisfaire des mesures qui ont été prises à la suite de ce colloque sans précédent. Il pense que désormais les risques sont minimes et condamne sévèrement l’ingérence des milieux politiques dans une polémique sur les fondements de laquelle ils n’entendent rien.

 

Le docteur Matthew S. Meselson, autorité en matière de biologie moléculaire à Harvard, estime quant à lui qu’il n’aurait jamais entrepris de tels travaux s’il subsistait le moindre danger. « Les recherches sur la recombinaison du DNA mèneront à la connaissance fondamentale des mécanismes de la vie. Nous sommes tenus en échec par les maladies telles que le cancer et les désordres génétiques justement à cause de notre méconnaissance des lois biologiques de base. A mon avis, l’apport de la méthode de la recombinaison du DNA dans cette voie sera, de loin, supérieure à ce­lui qu’a apporté le microscope dans le domaine de la microbiologie.

 

Et au sujet de l’éventuelle création d’une bactérie mutante indomptable, Mesel son dit « qu’il ne croit pas aux miracles, arguant que tous les microorganismes actuellement présents sur la Terre sont les survivants d’une bataille acharnée pour la vie née il y a plusieurs millions d’années ».

 

Nous conclurons en rapportant l’opinion de Herbert Boyer, du centre médical de l’université de Californie, découvreur du mécanisme du clivage des gènes d’une espèce animale à une autre: « Il existe trois types de dangers dans l’expérimentation sur l’ADN: soit la création d’un germe qui peut détruire l’humanité, soit la production d’une bactérie qui cause le cancer, soit l’apparition de classes d’individus destinés à des tâches spécifiques : des soldats agressifs, des travailleurs résistants à l’amiante, des gens capables de taper à la machine sans arrêt et d’en tirer du plaisir ».

Voilà qui finalement ne laisse pas d’être inquiétant. Le meilleur des mondes est-il pour demain... ou bien l’Apocalypse ?

 

   Publié dans NOSTRA du 28 juillet 1983

 

samedi 23 mars 2024

 

La médecine de l’habitat : ça existe !



Certaines maisons, bien confortables par ailleurs, sont-elles dangereuses à habiter ?


Cette villa, où vous logez, est-elle, d'une certaine manière, responsable des ennuis de santé qui vous touchent, vous et votre famille ? Ce trois pièces-cuisine avec balcon, dans lequel vous avez investi vos économies, peut-il être vraiment délétère, c'est-à-dire suspecté d'altérer votre état physiologique, corporel ou psychique ?


A ces questions que je me posais depuis la publication de plusieurs études sur ce sujet, Claude Saccaro, radiesthésiste à Villeneuve-en-Montagne, près de Buxy, est venu me répondre positivement.


En ce samedi de novembre, il a débarqué chez moi, chargé de sa trousse remplie d'objets hétéroclites, de sa panoplie d'exorciste du bâtiment et surtout - à mon sens - de sa vitalité débordante, de sa joie de vivre communicative et aussi - ce qui est rare dans la profession - de son humilité de bon aloi.


« Je ne fais aucun miracle, m'a-t-il déclaré. Inutile de me consulter pour ramener le mari volage dans le lit conjugal ni pour me faire cracher les bons numéros du prochain tirage du loto...


« Au niveau de la radiesthésie, nul ne peut prétendre tout réussir. Nous avons tous encore tant à apprendre.


« Bien au contraire, je ne suis rien… qu'un instrument de la nature, apte à rétablir l'équilibre entre le lieu d'habitation et ceux qui doivent y vivre et s'y sentent mal...


« La plupart du temps, le trouble provient d'ondes nocives émises par certaines particularités du sous-sol : cours d'eau souterrains, failles géologiques, minerais, poches souterraines, anciens remblais, etc.


Les agressions continuelles engendrent des perturbations au niveau des cellules et la disharmonie vibratoire s'installe. Hommes, femmes, enfants, animaux, plantes, voient, suivant leur résistance, leur santé disparaître au fil des jours... Ainsi, il n'est pas rare de constater chez des personnes victimes d'ondes nocives le phénomène appelé « insomnie », que ni les somnifères, ni les conditionnements mentaux n'arrivent à vaincre. Il est le premier stade pendant lequel l'organisme s'affaiblit et s'épuise... »


Bien que travaillant parfois à distance avec succès - comme en attestent plusieurs lettres qu'il me montre - C. Saccaro se veut un homme de terrain. A votre appel, il accourt avec son attirail de parfait petit « rééquilibreur » non diplômé (ni hélas reconnu par la Sécurité Sociale).


Son intervention consiste à utiliser des moyens physiques pour bouter lesdites ondes nocives hors de chez vous, comme un dératiseur vous débarrasserait des nuisances dues à la gent ratière.


Pour cela, il utilise soit un neutralisateur d'ondes nocives, en bois, instrument commun dans le métier, mais qu'il a construit de ses propres mains ; soit il effectuera un « cerclage » de votre bâtisse en la ceinturant d'un cordon spiralé parfaitement calibré.


« Ne pas jouer aux apprentis sorciers en .voulant faire cela tout seul, m'a-t-il fait comprendre. Le sens des spires ainsi que leur nombre dépend du cas de figure envisagé. Si on se trompe, l'effet peut être inverse et catastrophique. Réservez s'il vous plaît le diagnostic à un spécialiste... »


Mais comme pour tout équilibrage, l'action doit se faire à deux niveaux : sur le local bien sûr, mais il faut aussi réparer les dommages infligés par l'exposition plus ou moins longue aux émanations pernicieuses.


Pour cela, C. Saccaro cherche à agir sur la matière et l'énergie de notre habitant « intoxiqué » par son domicile. « Ne sommes-nous pas constitués essentiellement d'énergie et de matière ? » Dans ce but, il se livre à une détection par radiesthésie des carences d'oligo-éléments du « malade », ces sels minéraux en mini-doses dont la présence, même en quantités infimes, est indispensable aux mécanismes vitaux. En connaissance de cause, il suggère donc un léger changement diététique propre à reconstituer un bon état de santé. « Bien dans sa maison, mais aussi bien dans sa peau, l'un n'allant pas sans l'autre ».


D'après mon interlocuteur, il n'a enregistré aucun échec à ce jour ce qui ne veut pas dire qu'il n'en aura pas dans l'avenir. Pour étayer ses dires, il me fait lire un certain nombre de témoignages de ses « patients » qui louent sa consultation et ses remèdes. « Notre fils s'endort beaucoup mieux, écrit M. X. Je me lève le matin enfin satisfait d'avoir passé une bonne nuit. Je marche allègrement, précise M. Y. Mon stress a aussitôt baissé, après votre « cerclage » ajoute M. Z ».


Bien que, selon son expression, « son carburant, ce soit l'amour et la santé des autres », à ma demande concernant le montant de ses émoluments, il me répond sans détour qu'il n'est pas gratuit. « Il faut bien vivre tout de même ». Mais ses prestations restent raisonnables. ll fait de la radiesthésie « accessible à tout le monde ».


A ce propos, il met en garde contre les appareils miracles, hors de prix, qu'on trouve dans le commerce et qui, suivant la notice, vous transforment « votre appartement en paradis ». Contrairement aux vendeurs de tels gadgets, qui n'assurent ni la pose de l'appareil correcteur, ni son service après-vente (sic), C. Saccaro 'suit ses « clients » et il lui est arrivé d'être appelé et de réussir là où la machine avait été inopérante.


Enfin, il a voulu que je mentionne qu'en aucun cas, il ne prescrit un déménagement. Ni un bouleversement complet de votre mobilier. Quant à la réceptivité psychique des habitants, elle n'est même pas nécessaire. Qu'on y croie ou qu'on n'y croie pas, les ondes nocives agissent sur tout le monde ; l'épuisement est garanti, il dépend de la résistance des gens...


Au terme de notre entretien, C. Saccaro m'a confié qu'il attendait un peu de publicité de notre rencontre. Je la lui fais volontiers d'autant que sa compagnie m'a été fort agréable et elle ne restera pas, je l'espère, sans lendemain.


Je ne me prononcerai pas sur ses techniques de conjurations des maléfices de l'habitat ; ça, je l'en ai prévenu et il l'a accepté comme tel. S'il peut, pour une somme modique en définitive, soulager certains résidents de leurs affres ou de leurs fatigues en agissant indirectement sur leur logement, c'est une manière qui en vaut d'autres d'aider ses contemporains dans le désarroi.


On aurait tort d'ailleurs de rejeter cette idée de maisons funestes au rang des créations factices de l'occulte. Le très sérieux bureau britannique de protection contre les radiations n'a-t-il pas reconnu, récemment, que 5 à 10 % des cancers du poumon pourraient bien être provoqués par le radon - gaz radioactif - s'échappant des murs de pierre granitique de plus de 2.000 maisons anglaises ? On a trouvé, en effet, que certaines bâtisses en contenaient dix fois plus que le seuil où il cesse d'être inoffensif...


Les « maisons à cancer », ce n'est peut-être pas aussi stupide qu'on a bien voulu le dire ?


Publié dans LE COURRIER DE S. & L. DIMANCHE du 12 janvier 1986.